Nous voilà déjà au printemps ; tout bourgeonne, je n'échappe pas à la règle. Mes cheveux sont en bataille comme après un réveille brutal. Me revoilà en mode préparation des grandes vacances : abdos à gogo, footing hebdomadaire. Mais le reflet dans la glace, lui, ne ment jamais ... dommage, j'ai trouvé que c'était bien essayé.
Puis l'été pointe sont nez ; je respire l'odeur de la mer, le mistral refroidi nos corps rougis par le soleil de plomb. Les chinoises prennent des photos, pendant que les russes et les allemandes exhibent, sans honte, leur seins nues, pour le plus grand plaisir des italiens, qui eux, volleyent cheveux au vent dans le sable chaud. Et moi, je t'applique délicatement de la crème en regardant les vagues se casser sur les rochers. Et je me dit : « toi, t'es merveilleuse »
Trop tard, c'est l'automne ; la végétation se vieilli, et moi aussi. Elle devient jaune, rouge, orange, et moi je suis vert : le retour aux obligations. Envie de te dire des mots doux, en vain, l'inspiration part avec la mélancolie des beaux jours. Je pleur, alors qu'au fond, avec toi : été devient hiver, hiver printemps, automne été, les saisons en perdent leur pouvoir, et moi, mon pantalon...

